décembre 2019

04dec19 h 30 minBarrdo19 h 30 min Place Émilie-Gamelin

Biographie

Barrdo est le projet de création musicale de Pierre Alexandre. PA (son nom vernaculaire) s’agite sur la scène musicale québécoise depuis déjà plus de 10 ans, parfois en coulisse ou en ligne avec les projets de son label Poulet Neige, et d’autres fois sur scène en tant que musicien/meneur (Fuudge, Barrdo, Lac Estion).

Depuis sa genèse fin 2015, Barrdo a été plus productif en studio que sur scène, faisant paraître 5 simples et 2 albums au total. Le premier album, Apologie des états seconds, lancé en septembre 2016, était à forte tendance psychédélique/expérimentale/freak-folk. Les simples étaient quant à eux plutôt pop, trois d’entre eux ayant des artistes invités à la voix (Michèle O, Simon Kingsbury, Alexandre Martel). Le nouvel album, L’éternel retour, combine ces 2 voies.

Ce nouvel album de Barrdo a été enregistré et réalisé en collaboration par David Bujold (Fuudge). Voulant contrer ses propres tendances à la surenchère, Pierre Alexandre a dès le départ assumé une approche plus classique, autant au niveau de la composition que de la production. Cela donne un petit côté organique beatlesque à l’ensemble, bien que l’esthétique du projet en général soit résolument moderne. Les bases rythmiques des chansons ont été enregistrées en direct au studio Madame Wood par Pierre Alexandre, David Bujold et Olivier Laroche, soit le ¾ du groupe Fuudge. À ce trio se sont greffés une section de cordes, du piano, de la trompette, des synthétiseurs, des chœurs. David Bujold et l’artiste chorégraphe-danseuse Morgane Le Tiec y chantent chacun une chanson.

Avec Barrdo, Pierre Alexandre assume l’hétérogénéité, voire l’incohérence, de ses penchants d’auteur-compositeur. Clairement, le projet pourrait se scinder en deux entités, une assez pop et l’autre plus expérimentale. La constatation est particulièrement évidente avec L’éternel retour, qui pousse cet éclectisme à la limite.
D’un côté, on y trouve des chansons pop, assez courtes, aux références assumées (Moi aussi, Cette fois-ci, Minuit et quart, Juste avant, Avant de t’aimer).
De l’autre, des pièces plus étranges, aux structures atypiques, parsemées de mantras (L’éternel retour, Ça y est).
Entre les deux, des chansons alternatives, singulières et familières à la fois (Aussitôt, Engrenage, Elle, Tôt ou tard, Des mots).
Et finalement, un madrigal, assez fidèle à ce qu’on aurait pu entendre en Italie au XVIe siècle (Le voilà).
Pourquoi pas ?

Le caméléonisme de Barrdo s’inspire d’une certaine frange d’artistes pop qui n’ont cessé d’explorer, et dont la cohérence de l’œuvre apparaît plus évidente avec du recul (David Bowie, Zappa, Sufjan Stevens). On peut aussi penser à Damien Robitaille ou Daniel Bélanger. Certains albums spécifiques peuvent également venir à l’esprit, notamment l’album Blanc des Beatles, qui a une esthétique très définie malgré la variété des styles qui s’y côtoient.

À travers les parutions des 4 dernières années de Barrdo, on peut tout de même déceler plusieurs lignes directrices : une écriture toujours assez concrète, aux thèmes existentialistes, un souci mélodique, des structures de chansons souvent narratives, la présence de mantras..

Avec ce nouvel album en main, Barrdo aspire à prendre un peu d’air frais, à échanger le studio pour la scène pour quelques mois au moins. Ce serait un peu exagéré de dire que l’été qui s’annonce sera chargé, mais on pourra tout de même y voir et entendre Barrdo sur quelques scènes. Ce qui est déjà un exploit…

Horaire

(Mercredi) 19 h 30 min

Lieu

Place Émilie-Gamelin

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